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HORS NORMES, de Olivier Nakache, Eric Toledano

 
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ysiad
Conjonction volubile

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Joined: 11 Jun 2010
Posts: 337
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat

PostPosted: Mon 11 Nov - 17:13 (2019)    Post subject: HORS NORMES, de Olivier Nakache, Eric Toledano Reply with quote

Avec Vincent Cassel (Bruno), Reda Kateb (Malik), Hélène Vincent (Hélène) (Valentin, Joseph, etc, sont joués par des autistes)


Ce film porte très bien son titre. Tout ce qui est hors normes est pointé du doigt, poursuivi, écarté. Pour commencer, l’association de Bruno est complètement hors normes ; elle s’occupe de recueillir les cas d’autisme dur dont les hôpitaux psychiatriques ne veulent plus, tel ce jeune Valentin obligé de porter un casque pour ne pas s’exploser la tête contre les murs. Le cas de Joseph n’est pas moins grave : Joseph est doux, mais il ne peut pas prendre les transports en commun sans tirer la sonnette d’alarme. Rejeté par la société, sans travail, sa mère (remarquable Hélène Vincent) voit en Bruno un sauveur, le seul capable de s’occuper de son fils. Pourtant, poursuivi par des inspecteurs d’hygiène, Bruno doit lutter pour que son association, bouée de sauvetage pour les cas extrêmes, ne ferme pas.

De son côté, Malik s’occupe de réinsérer des jeunes et de les former à l’encadrement des autistes que recueille l’association de Bruno. En s’engageant aux côtés de ces autistes, ils deviennent ainsi des « référents ». Chaque référent s’occupe de son malade. Notons au passage qu’en réalisant leur film, Nakache et Toledano se sont directement inspirés d’associations qui existent dans la réalité.

Le film révèle par moments des maltraitances, comme les traitements de choc que reçoivent les autistes dans les établissements spécialisés. Il nous apprend aussi, au cours d’une longue scène où Vincent Cassel est à son meilleur, que les associations sont dans le collimateur de l’inspection générale des affaires sociales (l’IGAS) parce qu’elles ne sont pas conformes aux normes d’encadrement, d’hygiène, de sécurité, etc. Encore la norme qui revient comme un leitmotiv. Or le film s’attache à montrer au spectateur d’autres normes, d’autres possibilités de venir au secours des autistes prisonniers de leur bulle : Les scènes à la patinoire, à la campagne, au théâtre permettent de mesurer l’investissement humain déployé pour venir en aide à ceux dont la société ne veut pas, et leur permettre d’échapper un peu à leur prison mentale. Il ne s’agit pas d’une comédie, plutôt d’un film de société où la politique menée en matière de santé est lourdement critiquée.
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PostPosted: Mon 11 Nov - 17:13 (2019)    Post subject: Publicité

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danielle
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Joined: 21 May 2010
Posts: 12,596
Localisation: St Etienne
Féminin Poissons (20fev-20mar)

PostPosted: Mon 11 Nov - 18:33 (2019)    Post subject: HORS NORMES, de Olivier Nakache, Eric Toledano Reply with quote

Je comprends mieux pourquoi ce film n'a pas fait l'unanimité, notamment chez les personnels chargés de s'occuper des autistes. Ta critique rejoint d'autres lues dans la presse.

J'irai me faire mon idée personnelle.
_________________
"J'ai appris qu'une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut une vie"A. Malraux
http://danielle.akakpo.over-blog.com/
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Silicate
Conjonction volubile

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Joined: 18 Jul 2016
Posts: 2,902
Localisation: Hauts de France
Féminin

PostPosted: Mon 11 Nov - 18:45 (2019)    Post subject: HORS NORMES, de Olivier Nakache, Eric Toledano Reply with quote

Je l'ai vu le mois dernier, film re-mar-qua-ble !

Directement inspiré de la réalité, comme le souligne Ysiad, et comme l'était, de la même équipe (Tolédano, Nakache) "Intouchables". Je ne prédis pourtant pas à ce film le même succès que le précédent, pour une raison bien simple : il ne penche pas vers la comédie, il n'y a pas ces moments de rire comme en provoquait le tandem Driss/Philippe, Omar Sy/François Cluzet, par contre niveau émotion, on en prend aussi plein la tronche, poire, figure.

Outre les scènes avec les autistes, deux aspects m'ont fortement marquée.

L'un, c'est que j'y ai retrouvé, dans l'association de Malik (Reda Kateb), exactement ce que j'avais lu dans la critique qui m'a poussée à aller voir ce film et qui titrait "Hors normes : qui soigne l'autre ?" Ces jeunes des cités dont on est prompt à penser qu'ils sont pratiquement irrécupérables, à qui il faut réapprendre à respecter des horaires, à comprendre les incidences de ses actes, à s'exprimer correctement en français "quand je te demande un compte-rendu, tu crois que je vais me contenter de "a kiffé"? Une phrase avec sujet-verbe-complément, ça te dit quelque chose ? Et je t'informe qu'il y a d'autres mots que "kiffer" en français, pour dire que ça c'est bien passé" Les jeunes, filles et garçons, ne mouftent pas. Ils rigolent bien un peu de celui qui se fait sonner les cloches, mais effectivement, ils se responsabilisent à devoir s'occuper d'un(e) autiste et c'est génial de voir que ça marche.

L'autre, dans la débrouille où se donne à plein Bruno (Vincent Cassel), c'est l'incroyable élan suivi par toutes les personnes de son association qui n'ont qu'un but commun, prendre en charge et accueillir ces cas difficiles, la plupart du temps en les hébergeant dans des appartements ordinaires.
Il faut voir la tête du voisin récemment emménagé dans l'immeuble, quand il vient demander que cessent les coups sur les murs qu'il entend depuis trois heures, et qui ne comprend rien à ce qui se passe. Plus exactement à ceux qui passent : des hommes, au premier chef Bruno sans cesse interrompu par son téléphone, deux porteurs de gamelles barbus et chapeautés à qui il ne manque que les papillotes mais on n'a pas besoin de ça pour comprendre ce qu'ils sont, des femmes qui ne cessent d'aller et venir, parmi elles une noire, une voilée, une petite jeune qui vient s'excuser auprès du voisin en disant que ça va cesser, et lui, le gars, planté sur le palier, qui tend le cou vers ces agités qu'il devine autour de la table où s'installe le repas, complétement dépassé.

Et rien ne semblait plus normal à cet instant que ce mélange de religions, de communautés, de tolérance, c'était fabuleux quand on se réfère à ce qu'on lit quasiment tous les jours d'expression de différences où chacun veut prendre le pas sur l'autre, d'exclusion réciproque, rien de tout ça n'existait ici et en pensant que ces deux associations existaient réellement, celle du musulman et celle du juif et qu'elles marchaient main dans la main, je me suis sentie réconciliée avec le monde !

Ce film devrait être déclaré d'utilité publique.
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ysiad
Conjonction volubile

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Joined: 11 Jun 2010
Posts: 337
Féminin Balance (23sep-22oct) 鼠 Rat

PostPosted: Tue 12 Nov - 07:46 (2019)    Post subject: HORS NORMES, de Olivier Nakache, Eric Toledano Reply with quote

Bonjour Danielle, Bonjour Silicate : j'ai lu aussi des critiques sévères envers le film; en même temps, c'est un film grave, qui ne cherche pas à racoler ou à semer du bon sentiment au fil des images; il n'a rien à voir avec Intouchables, qui prenait le parti du décalage drôle malgré le handicap de Philippe; d'ailleurs j'ai trouvé que bien souvent, le film se raccrochait à quelques vannes faciles pour ne pas sombrer dans la gravité du sujet. Nakache et Toledano ont fait un film grave, le sujet de l'autisme les y a poussés et je trouve remarquable qu'ils aient tourné avec des autistes. Les scènes avec Joseph sont superbes à mon sens, très justes. J'ai trouvé beaucoup de qualités à ce film, même si bien sûr, il y a des facilités : je n'ai pas aimé, par exemple, les détails concernant la vie de Bruno, qui est forcément très occupé, et qui n'a pas de temps à consacrer à sa vie privée, les scènes avec ses rancards qui foirent sont à mon avis inutiles, trop appuyées, mais cela ne concerne que moi.

D'accord avec Silicate, j'ai beaucoup aimé la scène du voisin qui ne supporte pas le bruit et Bruno qui ne cesse de répéter : on va trouver une solution.
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