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Les textes du jeu 169

 
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danielle
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Posts: 12,598
Localisation: St Etienne
Féminin Poissons (20fev-20mar)

PostPosted: Mon 27 May - 07:52 (2019)    Post subject: Les textes du jeu 169 Reply with quote

  
L’énigme du désir  
 
Camille envoie Kevin chez le proviseur. Il traverse la classe tête haute. Les autres élèves évitent de croiser son regard de peur des représailles. Ça révolte Camille de voir ce caïd terroriser la classe. Brillante élève, elle en a subi des Kevins dans sa jeunesse. Maintenant elle sait leur clouer le bec. Ce prof de géo qui lui tournait autour, fait un détour quand il la voit.  Elle se passe très bien des hommes. Sa passion la comble :  elle est toujours impatiente de rentrer chez elle pour découvrir la nouvelle énigme mathématique sur son site favori.
 
Son week-end s'annonce fructueux. Elle va écouter un écrivain dans une librairie du centre ville qui a écrit un essai sur Euclide. La place est envahie par une faune bigarrée. C'est la Gay Pride. Elle se fraye un passage entre un char sida info et des  drag-queens en robes à paillettes. Une jeune femme avec un drapeau aux bandes arc-en-ciel sur les épaules, écarte ses bras pour l'arrêter. Celle-ci lui prend la nuque avec les deux mains et lui colle un baiser sur la bouche. Camille la repousse et fonce se réfugier dans la librairie.
 
Elle s'installe devant la TV avec son plateau repas. Il y a justement un reportage sur la Gay Pride aux informations. Stupeur ! Gros plan sur deux femmes qui s'embrassent. Impossible de ne pas la reconnaître. Elle imagine que les élèves sont déjà en train de se retweeter l'information.
 
Camille entre dans la classe avec un air plus sévère que jamais. On entend Kevin crier dans les couloirs :  j'vais chez la gouine ! Elle fait mine de ne rien entendre. Une élève se lève et va vers la porte pour accueillir le garçon. Dès qu’il entre, elle lui lance une bordée d’injures. Il est tétanisé et va s’asseoir, les épaules rentrées et la tête basse. La fille rougit en croisant le regard de sa professeure. Le cours se fait dans un silence respectueux. Soulagée par la tournure des événements, Camille se détend et dit à ses élèves médusés :  Les tangentes et les dérivées nous racontent les vagabondages des courbes.
Pendant la récréation, elle va chercher des documents dans son casier. On y a glissé une marguerite. Elle hausse les épaules ; encore le prof de géo ! Des enseignants se plaignent des élèves. « Imaginez le vendredi soir de 5 à 6, dit Lou, la professeure de dessin,  ils sont intenables ! » Camille se retourne vers elle. Sa tenue est toujours aussi excentrique. Lou lui sourit. Camille détourne la tête en découvrant la marguerite à sa boutonnière.   
Cette nuit Camille fait un rêve étrange : La jeune femme de la Gay Pride l'attrape brutalement par le cou et menace de l'étrangler. Puis ses gestes deviennent doux.  Leurs lèvres se rencontrent.  Tout à coup c'est Lou qui est en train de l'embrasser.
 
 Vendredi, dernier jour de la semaine. Camille a résolu l'énigme du jour. Tout à coup, une idée la traverse. Elle regarde l'heure. 17H35. Elle a le temps. Elle met son imperméable et sort. Hésite. Remonte chez elle. Jette son imperméable sur le lit et enfile une veste noire.  Elle se regarde dans le grand miroir de la penderie. Tourne sur elle-même. 17H45. Elle a peut-être encore le temps. Elle se met à courir comme une dératée. Elle est rouge et essoufflée en arrivant devant le lycée. Elle voit Lou qui s'éloigne. Elle est soulagée. Que lui aurait-elle dit ? Elle repart. Un coup de klaxon l'a fait sursauter. C'est Lou. Arrivée à sa hauteur, celle-ci ouvre la fenêtre et lui crie : Tu viens Camille ? Camille monte dans la voiture comme on monte au ciel.
 
 
  
Bulletin d'informations  


Nestor, comme chaque jour, pose son journal à la première sonnerie du carillon, à la deuxième il tourne le bouton de la radio, règle son sonotone à la troisième, à la quatrième il rallume sa gitane maïs, en tire une bouffée à la cinquième et s'adosse à son fauteuil à la sixième, au moment précis où le speaker de "radio libre 14" entame son bulletin d'informations de dix-huit heures.
Le vieil homme écoute sans passion les nouvelles nationales, mais se redresse soudain lorsque le journaliste passe aux actualités locales.
- Nous apprenons que Nestor Grandjean a sauvé son épouse Victorine de la noyade, alors que celle-ci se baignait dans l'étang des Trois canards, à côté de chez lui. N'écoutant que son courage, il a sauté à l'eau et a ramené sa femme sur la rive où il lui a prodigué les premiers secours. Félicitations à cet homme de 95 ans pour son sang-froid. Le couple est de retour chez lui, en bonne santé...
- Bon d'la, bon d'la, qu'est-ce que c'est que ces conneries, hurle Nestor.
Victorine qui sommeillait sursaute en entendant les cris.
- Qu'est-ce t'as donc à brailler comme ça  ?
- Y viennent de dire à la TSF que j't'avais sauvé de la noyade !
- Quand donc ?
- Maintenant !
- T'as mal entendu ou t'as rêvé, rétorque sa femme calmement. Tu vois bien que j'suis là, toute sèche !
Pour sûr, si c'était un rêve, j't'aurais point sauvé, j't'aurais laissée te dépatouiller, pense le vieux ronchon ! Mais il s'abstient de partager ses vilaines pensées et reprend avec force :
- Tais-toi donc, j'sais bien ce que j'dis. Y a point d'autre Nestor de 95 ans qu'à une femme qui s'appelle Victorine, et l'étang des Trois canards y s'trouve bien à 200 mètres d'ici ?
- Ouais, mais le dernier qui m'a vue m'y baigner y est plus en état d'le raconter, rigole Victorine. C'est rien qu'des mensonges tout ça ou tes oreilles te jouent des tours mon pauvre pépère.
- En attendant, j'ai entendu, c'que j'ai entendu et j'comprends pas pourquoi y disent des balivernes sur mon compte comme ça. T'imagine, tout le village va rappliquer et y vont vouloir qu'on leur paye un pot ! J'ouvre pas, j'fais le mort !
- Pourtant tu devrais être fier de m'avoir sauvée, pour une fois qu'on dit du bien de toi, c'est pas tous les jours que ça arrive !
- Mais j'ai rien fait ! Tu débloques, ma pauvre Torine, j't'ai point repêchée, tu le sais bien !
- P't'être que tu t'en souviens plus et moi non plus ? Moi, ça m'plaît bien l'idée qu't'as plongé pour me sortir de la vase.
- T'es complètement maboul, tu sais bien que j'sais pas nager.
- Tu m'as laissée me noyer donc ? Après plus de 70 ans de mariage ? Et ben, si on m'avait dit ça, j'l'aurais point crû. Depuis, quand c'est-y que tu n'm'aimes plus ?
- Qu'est-ce que tu racontes ? Tu t'es pas noyée ! J'ai pas pu te sauver !
 
à ce moment, la porte s'ouvre et cinq vieillards hilares entrent en chantant :
- Joyeux anniversaire Nestor, joyeux anniversaire !
Ils l'entourent en lui tapant sur l'épaule et l'un d'eux s'exclame :
- On savait pas quoi t'offrir alors on t'a fait c'te blague de t'faire passer pour un héros ! T'es content j'espère, j'suis sûr qui vont venir à la télé pour un reportage sur toi. Tu vas voir ta tronche sur l'écran, mon colon !
- Faudrait encore, qu'on l'ait la télé, bande de gougnafiers, c'est ça qui fallait lui offrir au lieu de votre canular imbécile, les invective Victorine tout en leur donnant des coups de torchon pour les faire déguerpir.
 
Dans la peau d’Alfred Chombier
 
 
Il se réveilla dans une chambre d’hôpital, vêtu d’un léger pyjama, le front ceint d’un pansement de gaze. Groggy, l’esprit embrumé, il peinait à se souvenir des événements qui l’avaient conduit jusque-là. Sur la table de chevet, un boitier relié au mur était posé. Parmi les boutons de commande du lit, des volets et de la télévision, s’en trouvait un gros, rouge, pour l’appel de l’infirmière. Il le pressa, et une minute plus tard, vit entrer dans la pièce une jeune femme vêtue de blanc.
« Tout va bien, lui dit-elle. On va vous garder en observation jusqu’à demain. À 5 heures, je vous apporterai votre repas. D’ici-là, vous pouvez regarder la télé. »
Il alluma le poste, réglé sur une chaîne d’info locale. Un journaliste entouré de badauds commentait un fait-divers :
« C’est dans cette rue que vous voyez derrière moi, près de la mairie de Craigny, que l’accident s’est produit. Une trottinette roulant à vive allure a renversé un piéton. »
La vision de cette rue de banlieue lui paraissait étrangement familière. Le reporter enchaina :
« Le trottinard est parvenu à s’enfuir. Quant à la victime, Alfred Chombier, elle a été transportée à l’hôpital. »
Dans un coin de l’écran apparut la photo d’un visage. Il sursauta.
« Mais c’est moi ! Je reconnais les lieux, je me rappelle. De quel droit publient-ils mon nom, et mon portrait ? Je vais porter plainte ! »
Dégouté, il changea de chaîne. Sur fond de visite diplomatique le commentaire disait :
« Le président Alfred Chombier a reçu son homologue russe ce matin à l’Élysée. La rencontre s’est déroulée dans une atmosphère de franche… »
« J’y crois pas ! C’est moi qui serre la main de ce moujik. Impossible ! J’ai jamais mis les pieds à l’Élysée. »
Le reportage suivant relatait une prise d’otage dans une prison.
« Le chef des mutins, un multirécidiviste nommé Chombier Alfred a menacé de tuer un otage. La négociation s’avère difficile. » Là aussi on voyait une photo ; la sienne !
Il devenait fou. Renonçant au repas il s’habilla et sortit discrètement. Devant l’hôpital s’étalait une immense affiche ; « Alfred Chombier au Zénith » où il tenait une guitare. Plus loin un panneau électoral : « Pour le progrès, pour un monde meilleur, votez Chombier ».
Il courut chez lui. Une plaque sur le mur indiquait : « Rue Alfred Chombier ». Pour se changer les idées il saisit le premier livre qui lui tomba sous la main, le Robert des noms propres. Les premières pages contenaient des noms de lieux et de personnalités féminines. Mais après Choluteca, ville du Honduras, toutes les entrées étaient identiques ; Alfred Chombier, empereur des Français, né en 1769, Chombier Alfred, physicien allemand né à Ulm en 1879, Chombier, homme politique allemand, 1889 Berlin – 1945, Chombier, écrivain français, Besançon 1802-1885, Chombier, pharaon égyptien, Alfred Chombier, demi-dieu de la mythologie grecque auteur des 12 travaux… Jusqu’à Chomérac, ville de l’Ardèche. Dans l’annuaire de Paris, même chose, que des Alfred Chombier !
Pris de panique il se rendit au balcon, dans l’intention de se suicider. Une foule amassée dans la rue l’acclamait : « Chombier ! Chombier ! » Certains, en larmes lui faisaient signe de ne pas sauter.
Il s’évanouit. Les pompiers et le SAMU intervinrent rapidement et le conduisirent à une clinique psychiatrique.
Après l’avoir examiné et interrogé, la psychologue déclara au médecin-chef :
- Cepatient souffre d’une pathologie schizophrénique rare.
- Ah bon ? Laquelle ?
- Il se prend pour Alfred Chombier.
 
 
Irina Moskova
 
C’est si bon de se réveiller sous les tendres baisers de Luc! Si seulement il n’avait pas cette sale manie de mettre en marche la radio locale dès qu’il ouvre l’œil. Julie murmure : « Quelle heure est-il ? » La voix enrouée du speaker répond : « Nos informations de 15 h. Drame dans notre cité d’ordinaire si sereine. Le cadavre d’une jeune fille a été découvert, atrocement défiguré, par un passant vers 7h ce matin sur le campus universitaire. Le meurtre a probablement eu lieu à l’issue de la soirée étudiante organisée samedi. La victime portait un duffle-coat rouge, des escarpins du même ton et une robe de jersey noir. Près d’elle, un sac à main de marque Desigual et à l’intérieur un portefeuille qui a permis de l’identifier comme étant Julie Béal, née le 8 mars 2001, inscrite en faculté de droit. »
La police invite tout participant à la soirée à se faire connaître. »
Julie se dresse comme une flèche et hurle :
–Tu as entendu, Julie Béal ! Julie Béal, c’est moi ? On m’a assassinée. Dis-moi que je rêve, pince-moi, si, pince- moi ! 
Luc prend la chose avec philosophie.
– Du calme ! Des Julie Béal, il y en a sans doute une dizaine inscrites en fac…
–        Nées le même jour que moi ? C’est fort de café ! Et…
Elle tend le bras en direction de son duffle-coat rouge, ses chaussures et sa robe de jersey noir échoués au  pied du lit.
Le présentateur continue : « La victime est la fille de Jean Béal, candidat à la succession du maire actuel. »
 Les cheveux de Julie se dressent sur sa tête et elle éclate en sanglots.
–        Tu vois bien que c’est moi ! Il y a de la sorcellerie là-dedans, ou bien on m’a clonée…
–        Tu as un peu trop forcé sur le whisky hier soir, non ? C’est troublant mais il y a sûrement une explication. Fake news ? Sois raisonnable. Pense à tes parents. À ce qu’ils doivent vivre depuis que la police les a prévenus. Ils n’avaient pas de raison de s’inquiéter puisque après chaque sortie nocturne tu dormais chez Sophie et rentrais le dimanche vers 18h. Les flics ont dû se rendre chez ta copine qui a été forcée d’avouer qu’en réalité tu rejoignais ton petit ami qui finissait son service à minuit dans un restaurant. Tes  parents te croient morte, Julie, la meilleure chose à faire c’est de leur passer un coup de fil.
Le couple est à moitié habillé lorsque la sonnette retentit. Luc, torse nu, ouvre la porte à un policier en uniforme et un inspecteur en civil. Ils ont eu tôt fait de dénicher son  adresse.
—     Papiers, s’il vous plaît !
Luc cherche son portefeuille, Julie ouvre son sac Desigual – qu’elle trouve bien fatigué – y découvre en vrac une carte Visa du Crédit agricole (elle a un CCP) et une carte de séjour au nom d’Irina Moskova, née à Kiev. Le papier tremble si fort dans sa main que l’inspecteur s’en saisit, le parcourt et déclare.
–        Mlle Moskova, votre carte est périmée.
Julie se précipite sur le manteau rouge, l’inspecte : il est doublé de noir.  Et la lumière se fait. Il y a eu échange de vêtement et de sac au vestiaire au moment de partir.
Elle bredouille ses explications aux policiers puis répète, jubilant : » Je suis Julie Béal, je  suis vivante ! »
Le couple retrouve les parents Béal au commissariat. La mère s’évanouit presque de joie. Visage tuméfié mais mêmes vêtements, cheveux dorés coupés au carré, dire qu’elle a identifié sa fille à la morgue ! Le père exulte, en plus, c’est bon pour sa campagne !
La soirée se termine au champagne, Béal et Luc devenus copains comme cochons. Irina ? Triste à dire, mais les Béal l’ont déjà oubliée.
 
 
Le Rimailleur

 
 
Chaque matin je me lève à cinq heures. J’aime mes rituels. D’abord la douche. Froide. Pour fouetter mon corps embrumé de sommeil. Puis le rasage. Coupe chou et savon à barbe. Enfin mon thé. Earl Grey. Deux. Infusés trois minutes. Le premier accompagné de pain, fromage et jambon. Le deuxième d’une cigarette. Benson and Hedges. C’est mon petit péché. Maman n’aime pas que je fume. Mais à cette heure, elle dort.
Avant d’allumer ma cigarette j’allume la radio.
Ce matin le journal était entièrement consacré au serial killer qui met la ville en émoi depuis six mois. Un cinglé qui suit des femmes seules pour s’introduire chez elles et les égorger. Les journalistes, dans leur élan poétique, l’ont surnommé le tueur aux alexandrins. Tout ça parce qu’il a l’habitude d’écrire à la craie dans la pièce où gisent ses victimes une formule choc. « À trop vouloir la gloire on oublie son avoir ». C’est le message qu’il a laissé auprès de sa dernière victime. Une trentenaire briguant un poste de député. Ses autres écrits sont à l’avenant. Sibyllins, abscons. Un journaliste s’est aperçu que les messages comptaient douze pieds. Il n’en fallait pas plus pour surnommer le tueur.
J’avais presque fini ma cigarette, j’ai sursauté à ce que disait le présentateur. Les données fournies par la police permettaient de dresser le portrait du tueur. Un homme, la quarantaine, cultivé, célibataire, profession intermédiaire, sachant manier la métaphore et le couteau de boucher. Je n’en revenais pas, j’avais le sentiment que le type parlait de moi. Tout correspondait. J’ai quarante et un ans, la culture c’est mon dada, j’achète régulièrement des quarts de bœuf que je débite moi-même et je manie avec un certain bonheur les figures de style.
Interviewé, un commandant de police annonçait qu’une opération était en cours pour l’arrestation du serial killer. Il était en mesure de nous annoncer son identité.
Quand j’ai entendu mon nom à la radio j’ai recraché ma dernière gorgée de thé ! Moi qui suis d’un naturel maniaque je venais d’éclabousser le napperon blanc que je pose chaque matin sur le guéridon où je prends mon petit déjeuner.
Le cœur battant je me suis approché de la fenêtre. J’ai aperçu des ombres. Des ombres casquées, cagoulées, qui se mouvaient en silence et qui se dirigeaient vers la porte de mon immeuble. Plus haut dans la rue, des gyrophares clignotaient.
J’étais dans une mauvaise série télé, j’allais me réveiller ! À la radio le type continuait de débiter ses âneries. Il s’inventait psychologue pour dresser la personnalité du tueur parlant d’un pervers narcissique aux pulsions morbides incontrôlées qui s’attaquait à des femmes brillantes pour compenser sa propre médiocrité.
Ce type racontait n’importe quoi ! Brillantes ces femmes ? Des catins ! Et puis j’aime ma personne,  c’est vrai, ça ne fait pas de moi un narcissique !
J’ai allumé une seconde cigarette. Ce journaliste m’énervait. Il  émettait des hypothèses toutes plus fumeuses les unes que les autres.  D’après lui le tueur aurait souffert dans son enfance d’un déficit d’amour et de reconnaissance.
Mais il racontait n’importe quoi ! Mes parents m’ont toujours aimé ! Si elle ne m’aimait pas, je ne vivrai pas encore avec maman !
Je cherchais le numéro de la radio quand la porte a volé en éclats.
Deux types m’on sauté dessus, et passé des menottes dans le dos.
Avant qu’ils m’emmènent j’ai aperçu maman. Hébétée dans sa robe de chambre trop grande.
Elle a le sommeil si fragile... Ces imbéciles l’ont réveillée.
 
  
  
 
_________________
"J'ai appris qu'une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut une vie"A. Malraux
http://danielle.akakpo.over-blog.com/
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