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Les textes/poèmes du jeu 153A

 
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MamLéa
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MessagePosté le: Lun 19 Mar - 21:03 (2018)    Sujet du message: Les textes/poèmes du jeu 153A Répondre en citant

L’ARDEUR

À l’horizon l’aube rougeoie
Les marcheurs s’éveillent
L’ardeur chevillée au cœur


Le soleil à son zénith
Embrase les randonneurs
Au grand péril de l’ardeur


Révérence de la Lune
Promeneurs vannés
La belle ardeur envolée

---------------------
Névroses

Je ne suis pas sensible à la beauté des choses,
A mes yeux, l’univers n’est que Mal et Laideur.
Du lys ou du lilas que m’importe l’odeur ?
J’aspire à me griser du parfum des névroses.

La Hideur me séduit dans sa robe écarlate ;
Livide et retenant un menaçant mâtin,
Elle avance, arborant des bijoux de catin
Et des boas de feu, sur sa poitrine plate.

Elle est une maîtresse aux élans acharnés.
Le souffle désirant de son corps me réveille,
Lorsqu’elle me rejoint, répugnante merveille,
Dans un rêve dément, au milieu des damnés.

Je me repais en elle, ardente et famélique ;
Je fuis ce qui n’est pas impudique ou malsain.
Près d’elle, je me sens l’âme d’un assassin,
D’un matricide fou de tragédie antique…
---------------------
La nuit étoilée

Dans le bleu de tes yeux
se reflète la mer.
J'irai vivre avec toi
des moments de passion,
sous un ciel de satin,
piqueté de diamants.
Nous hisserons la voile
de l'amour triomphant,
des amants enfiévrés
nous suivrons le destin
sur un chemin d'étoiles.
J'enlacerai ton corps,
je baiserai ta peau,
nous surferons la vague,
à l'envi et sans trêve.
Dans un repos frileux,
apaisé, sur la grève,
le sable gardera
la trace de nos pas.
Nous saurons savourer
le goût de la tendresse,
affronterons les jours
et le bonheur fragile
dressé vers l'avenir.

-----------------------------
Soleil

Là-haut, à son zénith, le soleil resplendit

Astre aux flèches acérées brûlant les peaux trop pâles
Rê du ciel égyptien, Hélios en Grèce antique
Divinité dorée, à midi frénétique
Embrase de ses rayons les sources musicales
Un feu trop violent, les ailes d'Icare calcine
Roi des cieux sans nuages aux amours assassines

-----------------------------
Le dernier Bateau

Quand je suis arrivée, tous les ports étaient déjà fermés
J'ai crié toutes mes excuses, en boitant avec ma jambe malade
Je voulais aller sur une île où il y avait une lumière
Malgré tout j'ai demandé à plusieurs capitaines
De bien vouloir m'accepter
J'avais acheté mon billet
Surtout par respect, parce que nous nous étions entendus avec un des commandants
De ce que nous allions faire
Mais il m'avait ignorée

Je m'étais penchée vers d'autres rives
Ils m'ont tourné le dos
Certains bateaux étaient remplis
En ayant perdu tout espoir
J'ai aperçu deux autres ports
Tout en pensant à d'autres horizons
J'ai tenté ma chance
A ma grande surprise mon embarquement était accepté

Une nouvelle aventure commençait pour moi
J'étais sur l'île brillante avec beaucoup de retard
Avec le temps, fatiguée de me battre, j'avais changé d'idée
Je ne voulais déranger personne
Pourtant c'était aussi le cas avant
Je voulais juste monter une différence

Il fallait écrire un livre
Nous avancions avec le capitaine
Il fallait réunir des pages
Pour cela traverser une route difficile, avec plein de péripéties
Ma jambe boitant et plusieurs fils qui me tiraient
Dans tous les sens
On m'a dit de rentrer chez moi
J'étais à nouveau en dehors de l'île

Je n'écoutais personne
Il fallait que je sois prête pour le bateau suivant
Le temps était plus rapide
Le bateau était parti sans prendre mon livre

Alors j'ai sauté dans la mer sans réflexion
Dans la tête qu'une idée, ne pas décevoir mon capitaine
Qui avait bien voulu de moi

Dans une main le livre mouillé avec quelques pages manquantes
J'étais bien consciente
Il fallait plutôt le rendre comme il est que pas du tout
Selon moi, par respect
Je ne voulais pas décevoir mon capitaine

Je nageais, je nageais, je me battais
Contre les marais, le mauvais temps
De plus je devais protéger mon livre dans une main
Avec l'autre j'avançais
Et encore j'étais tirée par une dizaine de fils
Qui parfois pouvais m'entraîner jusqu'au point de départ

Je continuais à nager, un peu désespérée
Fatiguée je faisais tantôt tomber des perles tantôt des pages
Que je ramassais soigneusement et mettais dans le fond de ma poche
Je les leur montrerai quand j'arriverais
Je dirai certes il manque des éléments, mais je sais, je les ai
Ils sont là, au fond de ma poche

Je continuais en essayant de ne pas regarder derrière moi
Je manifestais beaucoup d'effort
Je ne voulais pas décevoir

Ceux qui m'attendaient de l'autre côté de la rive
Avec qui nous avions un rendez-vous !
Mon capitaine et un autre comme protecteur

J'avais traversé tous les obstacles
Et j'étais enfin arrivée
Avec un livre mouillé, que je m'étais beaucoup battu pour protéger
Les morceaux que j'avais au fond de ma poche

Mon capitaine à qui je voulais faire plaisir
Ne me voyait presque pas
Son collègue a pris mon livre
Avec les bouts de ses doigts
De peur de se salir

Après avoir dit quelques critiques dessus
L'a balancé dans la mer d'où j'avais eu tant de mal à le sortir

Pourtant j'avais des réponses
J'étais restée choqué, bouche bée
Mon but était de la satisfaire
Mais je n'ai vu que des mécontentements

J'avais envie de leur dire
Regardez j'ai toutes les perles manquantes
Au fond de ma poche
Mais je ne voulais pas plus les décevoir
Alors j'ai préféré me taire
Pourtant je pouvais leur dire beaucoup de choses
Je ne faisais que penser aux réponses, dans ma tête
Sans rien exprimer, bêtement
Est-ce cela l'autisme
Je l'ai ressenti pendant quelques minutes
C'était là où les vagues m'avaient poussée !
_________________
“Il écrit si bien qu'il me donne envie de rendre ma plume à la première oie qui passe.”
Fred Allen
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MessagePosté le: Lun 19 Mar - 21:03 (2018)    Sujet du message: Publicité

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