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Valérian et Laureline

 
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Silicate
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MessagePosté le: Sam 2 Déc - 21:18 (2017)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

Parce que j’étais fan quand j’avais vingt/vingt-deux ans et que c’était l’occasion, je suis allée voir cette expo aujourd’hui à Paris à la Cité des Sciences.
(Encore jusque mi janvier 2018)



Détails ici :
http://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/expos-temporaires/valerian-et-l…

Je crois que je vais aller faire une plongée dans les bacs des BD la prochaine fois que j’irai à la bibliothèque. Je suis nostalgique.
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MessagePosté le: Sam 2 Déc - 21:18 (2017)    Sujet du message: Publicité

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ptit lu
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MessagePosté le: Mar 5 Déc - 22:29 (2017)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

Ah, jolie idée ! As-tu vu l'adaptation de Besson au ciné ?
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Silicate
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MessagePosté le: Mar 5 Déc - 23:51 (2017)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

ptit lu a écrit:
Ah, jolie idée ! As-tu vu l'adaptation de Besson au ciné ?

Non. L'acteur (je n'ai pas fait attention à son nom) a l'air d'un premier communiant, ça ne me semble pas raccord avec l'agent spatio-temporel qu'est Valérian, quant à Cara Delevingne, elle est certes très belle, mais pour incarner Laureline, recruter chez des mannequins qui font toujours la g... franchement...

Rien que pour ne pas déflorer mes souvenirs, je ne compte pas y aller. Et j'ai déjà emprunté quatre albums cet après-midi, un plaisir de canapé au coin du feu avec chat sur les genoux en perspective !

Je n'ai pas dit que le film était mauvais, je n'ai juste vraiment pas envie. (Pourtant, j'ai adoré "Le cinquième élément" du même Besson, comme quoi...)
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ptit lu
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MessagePosté le: Dim 17 Déc - 18:10 (2017)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

Pas vu le film, ni lu la BD... mais cela viendra et je repasserai par ici Wink
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Silicate
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MessagePosté le: Mar 27 Mar - 17:39 (2018)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

Quatre mois. Quatre mois que lorsque je vais à la bibliothèque, je traverse d’un pas assuré l’espace des touts petits pour aller dans l’espace jeunesse.
Et là, je fais une razzia dans le bac de la lettre V ; V comme Valérian.
J’avais d’abord cherché chez les adultes, à l’étage au dessus, dans les C, comme Christin et même dans les M, comme Mézières, sans rien trouver. Nom d’un chien, il est où, Valérian ?
— Viens, on va voir au rayon enfants, m’avait dit mon mari.
Ah ben oui, et là, le classement est plus intuitif, selon le nom du (des /de la ) héros/ héroïne et non de l’auteur.

Mais depuis quatre mois, je crois avoir épuisé le roulement des emprunts et retours. À raison d’un examen systématique des bacs, j’ai fait le tour de la collection et c’est sans appel : il en manque !
Aaaargh !
Quatre, il en manque, sur vingt et un. C’est très fâcheux.


Une chose après l’autre, ou : de l’importance de la chronologie

J’ai essayé de lire les titres dans l’ordre, dans la mesure des disponibilités. Certains peuvent se lire isolément, comme ceux que j’avais lu dans Pilote à l’époque de ma jeunesse (et tout ça ne nous rajeunit pas) mais plus on avance dans la collection, moins c’est le cas.
Ça fait quand même plus de quarante ans que Valérian et Laureline arpentent l’univers et le passé de la Terre. Ils ne peuvent pas aller dans le futur, puisqu’il n’a pas encore eu lieu, mais comme leur histoire commune débute aux alentours de l’an 2700 et des poussières, ça laisse de la marge par rapport à notre vingt et unième siècle.

J’ai donc pu, par un heureux hasard, commencer par le un et quelle surprise en découvrant que Laureline vient de l’an mil de la Terre ! Shocked
Valérian, qui avait à ses débuts la mâchoire un peu galochée et le nez un peu plus torve (niveau canon de beauté, ça n’était pas encore ça, heureusement que ça s’est bien amélioré par la suite) se retrouve bêtement en mauvaise posture dans une forêt moyenâgeuse.
À quoi ça sert de parcourir des années-lumière les doigts dans le nez si on n’est pas fichu de prendre garde à un sous-bois tapissé de feuilles mortes ? Il ne me serait même pas venu à l’idée de dormir par terre, perso, je me serais calée comme j’aurais pu dans un arbre, jamais je ne serais restée au sol la nuit.
Résultat, l’histoire se serait finie au bout de même pas dix pages si Laureline n’était pas venue lui sauver la vie. Il faut dire qu’elle était dans son élément et elle s’en sortait plutôt pas mal, sauvageonne abandonnée qui survivait dans une époque difficile.

Bref, au final, elle repart avec Valérian dans son vaisseau, dans son futur à elle et son présent à lui, et comme elle est assez douée, elle intègre le service spatio-temporel. Elle a juste fait un bond d’environ deux mille ans en une dématérialisation éclair, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Ça, c’était l’album numéro 1, « Les mauvais rêves ». Et si la question est : pourquoi Valérian a-t-il été envoyé en mission dans l’an mille, ne comptez pas sur moi pour vous le dire.

Le numéro deux (« La cité des eaux mouvantes ») manque cruellement dans les bacs de ma bibliothèque préférée : je crois qu’il pose beauuuuuuuuuucoup de bases de ce qui va se passer par la suite.

Par allusions et résumés ultérieurs, j’ai compris qu’une catastrophe nucléaire frappe la Terre en 1986, noyant New York au passage. En 86 ? Noooooon ? Prémonitoires, Christin et Mézières ? Les premiers albums sont sortis dans les années 70, voire un peu avant. Et en 86, il s’est passé quoi ? Tchernobyl !

C’est ennuyeux que je ne sache pas ce qu’il s’est passé au cours de cette mission en l’an 1986 mais ça m’a l’air d’être lourd de conséquences quand, plus tard, on cherchera à tripatouiller le passé pour annuler le cataclysme.


Tricotage quantique

Parce que c’est bien joli de vouloir sauver la Terre des années 80, mais on ne rigole pas en modifiant le cours du temps. Sur la fuyante planète Hypsis où on aura le fin mot de l’origine du drame (mais nondédju, pourquoi donc vouloir anéantir la Terre dans une explosion nucléaire en 86 ?), c’est l’avenir de la planète de l’an 3000 qui se joue.
Et paf ! à vouloir bien faire, notre Terre du futur disparaît ! Ben oui, puisque cette Terre là était issue de cataclysme nucléaire. Qu’on vient d’annuler. Sur Hypsis. Qui est une planète dont on ne sait jamais très bien où elle est ni par qui elle est occupée.
Vous peinez, je le sens.
Pourtant j’essaie d’expliquer comme il faut.

Je ne vous dis pas, mais à moins d’être familier de la physique quantique, c’est un peu compliqué à suivre. Surtout qu’à ce niveau, on a des albums qui marchent par paire alors je déconseille absolument de faire comme j’ai fait et de lire le deuxième (Les foudres d’Hypsis) avant le premier (Les spectres d’Inverloch)… Non, vraiment non.
J’ai dû les reprendre dans l’ordre et suis allée les repêcher à plusieurs reprises dans les bacs de la section jeunesse pour bien comprendre, voyez-vous. Et relire, ça n’était pas du luxe.

Je vous la fait courte, donc la Terre du futur, avec Galaxity sa mégapole, a disparu. Oups ! Mauvaise manip temporelle !
Je dirais même qu’avant d’aller à Inverloch et sur Hypsis (dans l’ordre, j’insiste), les deux albums d’avant me semblent indispensables au bon suivi de l’intrigue : il se passe des trucs bizarres dans « Métro Châtelet direction Cassiopée », on devine le début des ennuis, ça éveille la curiosité, surtout qu’on a fait la connaissance du délicieux Monsieur Albert.
On se précipite pour lire la suite « Brooklyn station terminus Cosmos » et flûte de flûte, celui-là non plus, il n’est pas dans les bacs, c’est quoi ce bazar ? La mention de Brooklyn me fait supputer qu’il y a un lien direct avec le New York ravagé dans les eaux mouvantes que je n’avais pas pu lire non plus.
Du coup, après, faut un peu se raccrocher aux branches quand on aborde « les spectres d’Inverloch » (tiens, monsieur Albert ? Vous ici ?)


Errance

Après, eh bien, il faut voir les choses en face : Valérian et Laureline sont devenus des SPF de l’espace (Sans Planète Fixe, puisque la Terre du 28e siècle a disparu dans les foudres d’Hypsis, faudra le dire combien de fois ?), et ils errent de planète en planète en subsistant comme ils peuvent, à faire des petits boulots intergalactiques. Ils pourraient au besoin revenir sur la Terre du passé, celle-ci étant toujours là (vous suivez ?) sauf que venant de la Galaxity du 28e siècle, ils n’ont pas le droit de se faire connaître des Terriens des siècles précédents pour ne pas perturber leur présent, sauf à en adopter les vêtements, le parler et les coutumes, alors ça complique un peu les choses.
D’ailleurs, il n’y a pas qu’eux qui sont perturbés par cette disparition affolante de la Terre du futur.
L’album « Sur les frontières » vous en dira plus, à ne pas lire avant les deux autres non plus. Eh ouais, on est dans une chaîne où chaque maillon compte pour faire tenir les autres.

Par chance, le dernier album de la collection était à l’inventaire de ma bibliothèque préférée et j’ai pu l’emprunter (à deux reprises, quand même) pour clore l’épopée et faire un dernier saut dans le temps.
Bon, je dévoile le truc ?
Oui, on la retrouvera, la Terre, dans « L’Ouvretemps ». Ça aurait quand même été dommage, non ? mais la fin des fins, je ne vous la dis pas. Complètement inattendue !


La BD qui réfléchit

Heureusement, avant tout ça (avant la disparition de la Terre du futur ; non mais je le redis, juste pour que ça soit plus clair) nos deux héros auront été envoyés par le service spatio-temporel de Galaxity faire quelques missions plus reposantes (tout est relatif) dans la mesure où ils étaient assurés à ce moment là de retrouver leur port d’attache. Et puis c’était leur boulot, hein !

Et ce sera l’occasion pour Christin et Mézières d’aborder des thèmes de réflexion qui sauront transparaître à condition d’aller plus loin que la seule plaisante lecture d’une série avec des héros jeunes z’et beaux qui réussissent tout ce qu’ils font et sans se la jouer gros bras, ça change.

Ce sera l’exploitation des ressources sur des terres qui ne nous appartiennent pas dans « Bienvenue sur Alflolol » mais quand je dirai que les Alflololiens vivent quelques dizaines de milliers d’années, là où une excursion d’un week-end me prend deux jours, eux, ça leur prend quatre mille ans. Forcément, quand ils reviennent, ils trouvent les Terriens qui sont bien embêtés, genre « oh pardon, on a vu de la lumière, on est entré mais y’avait personne, on s'est installé… » Ah ben oui, c’est ça quand on n’a pas la même notion du temps…
Dans « Les cercles du pouvoir », le terrifiant virus dont j’ai oublié le nom et qui rétrécit la boîte crânienne se diffuse par le biais d’écrans diffusant des images qu’on absorbe sans réfléchir. Très dangereux !
Dans « les oiseaux du maître », Valérian et Laureline se crashent sur une planète où, d’abord asservis, ils pousseront leurs compagnons d’infortune à se libérer et à décider eux-mêmes de leur sort. Mort à l’oppression !
Quant aux deux cités de la planète creuse Akbar qui s’affrontent dans « Le pays sans étoile » en ignorant les conséquences de leur guerre absurde (et de surcroît sexiste) sur le reste du monde, c’est bizarre comme elle trouve un écho aujourd’hui dans les rodomontades des deux tarés, l’un à l’est, l’autre à l’ouest, qui ne se sentent plus d’avoir chacun un gros bouton nucléaire qui les démange à savoir lequel se grattera le premier. Ah, si nos deux jeunes héros pouvaient intervenir…


Emprunts et influences

Si l’expo était encore à La Villette, j’y retournerais en courant. L’imagination des créateurs Christin et Mézières est absolument fascinante, et j’ai parfois des doutes sur des emprunts qui leur auraient été fait.
Mon mari ne connaissait pas la série, il a commencé à lire les albums quand on les a eus à la maison. La première fois que je lui ai montré une image du vaisseau de Valérian, j’ai dit « ça ne te rappelle rien ? »
« Euh…Star Wars ? »
Exact. Le Faucon Millénium de Han Solo, dans Star Wars, a aussi une forme circulaire aplatie comme le vaisseau de Valérian.
Rebelote en lui montrant une case où on voit Laureline dans « Le Pays sans étoiles ».
« Star Wars ? » Oui, le bikini de Laureline façon captive de harem rappelle furieusement celui de la princesse Léia, prisonnière de l’horrible limace Jabba le Hutt dans « Le retour du Jedi ». (Djé-daïe. On n’oublie pas la prononciation, pour les non familiers de Star Wars.)
On continue : Valérian prisonnier des Connaisseurs dans « l’Empire des mille planètes » ? C’est Han Solo coulé dans de la carbonite par Dark Vador pour être livré à Jabba. (Bon, si vous commencez à décrocher, ce n’est pas si grave, sachez-le !)
Et la salle des écrans de la planète artificielle PointCentral, où doit se rendre l’ambassadeur de la Terre dont c’est le tour de présidence (« L’ambassadeur des Ombres »), elle ne rappelle pas le sénat intergalactique de Coruscant dans la deuxième trilogie Star Wars ? Siiiii !

Là où je n’ai plus aucun doute, c’est sur la similitude frappante entre le décor de Rubanis, ses immeubles vertigineux, ses véhicules volants (« Les cercles du pouvoir »), et celui du film « Le cinquième élément », depuis que je sais que Mézières a travaillé avec Luc Besson sur les décors. Tout s’explique.


Références et clins d’œil

Mais on sent que les auteurs se sont aussi amusés à glisser, au fil des années, des références qu’il est plaisant de retrouver, à des œuvres d’art, oui, parfaitement, et on les reconnaîtra facilement (comme le Déjeuner des canotiers, de Renoir, où Laureline porte la tournure à merveille !), ou à des thèmes dont ils se moquent un peu (je pense aux super héros croisés dans « Les héros de l’Équinoxe »).
Ah oui, et dans quel album y a-t-il un dessin d’Enki Bilal ? ‘Sais plus…
J’ai souri à la présence inattendue d’un lieutenant Molto Cortès, adjoint de la commandante Singh’a Rough’a, forte femme (dans tous les sens du terme) dans« Au bord du Grand Rien ». Molto a beau être d’une espèce extraterrestre non identifiée, il ne lui manque ni le costume, ni la casquette, ni l’anneau dans l’oreille.
Ah, fascinant Corto… monsieur Pratt, où que vous soyez maintenant, je peux vous le dire, j’en ai pincé longtemps pour votre beau marin maltais dont j’ai toute la collection.


Je ne suis pas persuadée que les gamins qui liront cette série comprendront tous les albums.
On peut lire un Tintin, un Astérix ou un Lucky Luke de manière isolée, et sans se faire des nœuds au cerveau. Ce n’est pas tout à fait le cas pour Valérian et Laureline.
Pour plusieurs titres, j’étais à deux doigts de voir si j’avais encore du paracétamol en réserve. Vraiment, ça aurait pu se trouver à l’étage des adultes (je parle de la BD, hein !).

Mais même sans tout comprendre, il reste la magie des univers inventés.
Les civilisations du cosmos, les personnages, les animaux (si un jour je n’ai plus de chats, je veux un Spiglic de Bluxte !), les climats, les matières, les plantes, l’architecture, c’est incroyable !


Chiffons et frivolité (ça ne peut pas faire de mal)

Cerise sur le gâteau, Laureline, bien qu’elle porte la combinaison spatiale à ravir, ne dédaigne pas de se vêtir à la mode du pays si besoin est.
Sur Syrte-la-Magnifique, dans « l’Empire des mille Planètes », elle arbore une robe …magnifique, on ne peut moins.
Dans « L’ouvretemps » (dernier album de la série, à ne lire qu’en dernier, évidemment) elle fait très « parisienne chic » dans le petit tailleur cintré qu’elle a enfilé pour accueillir sur les astéroïdes de Shimbalill un Monsieur Albert débarquant de son pavillon de banlieue, après qu’il a pris le métro à Châtelet en 2010.
Ai-je dit que Monsieur Albert est un correspondant secret de Galaxity, chargé de maintenir un relais temporel avec la Terre du vingt-et-unième siècle ? Parce que sans relais temporel, ben on ne voyage pas dans le passé de la Terre. Suivez, un peu !
Pour en revenir à Laureline, en robe fourreau (« Sur les frontières ») ou dans le costume défraîchi d’une Madame Loyal, déniché au fond d’un fatras de costumes de cirque (« Les armes vivantes »), elle reste suprêmement élégante.


Je suis sûre que les albums manquants recèlent des informations qui font que tout ne m’est pas encore très clair. Je ne désespère pas de les lire un jour (d’autres bibliothèques ?).

Et c’est vraiment parce que je ne veux plus encombrer mes étagères trop pleines avec l’achat de nouveaux livres, sinon… une intégrale, quand on sait qu’on ne s’en lassera pas, ça fait un peu rêver, non ?
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ptit lu
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MessagePosté le: Mer 28 Mar - 10:29 (2018)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

Déjà, merci Silicate pour ce super post !!!

Alors, j'avais renoncé un temps et aussi... un peu oublié cette lecture. Faut dire que dans ma médiathèque, même si c'est classé en adultes (à la lettre "V"), il manque pas mal de numéros... Par contre, je peux en réserver ou les faire venir d'autres bibliothèques du même réseau. Bref... Tu fais bien de nous avertir sur l'importance de lire dans l'ordre et sans sauter de tome(s) ! J'en tiendrai compte et vais sans doute attaquer la série dans l'été (période propice aux séries : plus de temps libre)
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Alain Kotsov
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MessagePosté le: Mer 28 Mar - 19:32 (2018)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

Une lecture distrayante. Je ne parle pas de celle des tribulations des deux héros mais de celle des aventures bibliophiles de Silicate, tout aussi pittoresques. Et qu’il faut aussi lire dans l’ordre, sinon on n’y comprend rien !

Je ne me souviens pas d’avoir lu des épisodes de cette odyssée galactique dans des albums (là, je parle de la BD !), mais, en ma qualité de lecteur assidu de Pilote à une certaine et lointaine époque, Valerian et Laureline faisaient partie de mon imaginaire. J’appréciais beaucoup le graphisme, l’inventivité, et la touche d’érotisme, vraiment discret, qui en ont fait une œuvre majeure de la BD francophone.

Mon souvenir le plus marquant, resté gravé dans ma mémoire, est l’histoire intitulée « Point central ». Ça commence par une évocation vaporeuse de la création d’un lieu de rencontre entre les premières civilisations de l’univers dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Une espèce d’ONU galactique où les représentants de toutes les espèces se réunissent pour s’accorder sur le calibrage des concombres de Zorg, ou les droits de douane frappant les bananes violettes de Gzurt. Chacune des races est confinée dans un espace clos reproduisant les conditions de vie de leur planète d’origine, certains respirant du méthane, d’autres de l’acide sulfurique, d’autres un mélange d’azote et d’oxygène.

Je ne me rappelle plus exactement la fin, ni la mission pour laquelle Valerian et sa compagne sont envoyés sur le site, mais j’ai toujours à l’esprit le « transmuteur grognon de Bluxte », petite bestiole qui fait toujours la gueule, mais qui peut transformer n’importe quelle matière en tout ce qu’on veut (si j’en avais un chez moi !). Et l’épisode où Laureline, qui a pris l’apparence d’un extra-terrestre vraiment pas extra, une sorte de reptile ventru et répugnant de 3 mètres de haut, se fait draguer par ses congénères provisoires.

Comme le fait remarquer Silicate, il n’est pas impossible que la BD ait servi de source d’inspiration à des récits ultérieurs ; et chez les meilleurs. Restent des récits qui ont marqué la jeunesse d’une génération, où on se sentait bien, et qu’on ne voulait pas voir finir.
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Silicate
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MessagePosté le: Jeu 29 Mar - 21:58 (2018)    Sujet du message: Valérian et Laureline Répondre en citant

Alain, si tu veux que je te rafraîchisse la mémoire, tu parles de l’épisode « L’ambassadeur des ombres », qui se passe effectivement sur Point central, cette planète artificielle créée de toutes pièces par chaque civilisation du cosmos venue ajouter sa cellule aux autres en reproduisant ses conditions de vie.

Quand c’est au tour de la Terre de présider le « Consec », le conseil de sécurité, Valérian et Laureline ont pour mission d’amener l’ambassadeur à bon port. C’était ça le contrat.
Sauf que l’ambassadeur se fait enlever, avec Valérian, à peine arrivé sur la cellule terrienne, et que Laureline va se démener pour les retrouver, entraînant avec elle et malgré lui le trouillard colonel chargé du protocole.


On fera la connaissance des Shingouz, les trois bestioles à trompe et à z’ailes qu’on voit sur l’affiche de l’expo, espions vénaux et quelque peu portés sur le glingue, qui à mon avis doit sérieusement faire dérouiller l’estomac et cramer les neurones de ceux qui en abusent. Sans compter la gueule de bois qu’on doit se farcir après !
N’empêche que les Shingouz sont les mieux informés de tout PointCentral et de n’importe où ailleurs, et que leurs renseignements sont toujours fiables. Chers, mais fiables.

Heureusement, Laureline a son Transmuteur Grognon qui lui sert de carte de crédit, elle peut ne reculer devant aucune dépense : il suffit de donner à croquer à la bébête n’importe quelle devise (Euro, Poutibloks, Deutsch Mark, perle d’Ébébé…) et il vous en pond autant qu’il en faut (enfin, pondre, c’est une façon de parler…) Mr. Green
Le seul ennui c’est que tout ça demande beaucoup d’énergie et qu’il lui faut la puissance de plusieurs réacteurs atomiques pour le recharger si on tire trop sur les réserves. Pov’ ‘tite bête, il faillira y passer, il n’y a pas que les Shingouz qui ont l’appât du gain, et Laureline ne va pas rigoler non plus tout le temps à explorer les entrailles de Point Central (cf l’épisode de changement d’apparence auquel tu fais allusion).


Arrow On notera que le Transmuteur Grognon est originaire de la même planète que le Spiglic, qui lui est une charmante bestiole assez proche du béret à pattes, d’une humeur bienheureuse et parfaitement égale qu’il suffit de se placer sur la tête pour ne plus être atteint par les vicissitudes de cette vallée de larmes. La béatitude doit se diffuser par osmose à travers le cuir chevelu, je ne vois que ça. Ou par un genre de Wifi… Ah non, c’est autre chose ? Ben oui, mais Bluxte a l’air d’avoir une faune très particulière et je ne connais pas, alors, j’imagine, c’est tout. Et c’était juste une parenthèse parce qu’un Transmuteur, c'est bien, mais je préfèrerais un Spiglic plutôt. Si j’avais à choisir.

Si tu ne te souviens pas de la fin, Alain, je ne vais pas te la dire. Mais je n'aimerais pas être à la place de l’ambassadeur, dans l’histoire (ben oui, Laureline va le retrouver, et son Valérian avec), parce qu'il aura quelques comptes à rendre à propos de la mission que lui a confiée Galaxity. Stop. Motus.
On terminera sur l’image du Transmuteur pas du tout grognon (au comble de la félicité, on croirait qu’il ronronne) en pleine recharge énergétique sur les moteurs du vaisseau spatial parce que le pauvre, il a beaucoup donné de sa personne au cours de l’épisode.

J’ai appris, pour terminer, que c’était cet album là, « L’ambassadeur des ombres », qui était adapté par Luc Besson. Sauf qu’avoir donné pour titre à son film « L’empire des mille planètes » qui est une autre histoire, non seulement ça prête à confusion mais c’est limite tromperie sur la marchandise. Enfin, vu que je n ‘ai pas l’intention de voir le film, moi, je dis ça, je dis rien…


PS. La touche discrète d’érotisme, faut vraiment la chercher ! Ou alors, elle est toute entière dans la personne de Laureline. Normal, tout le monde l’aime, y’a même un des Shingouz qui en est tombé amoureux au point de parfois lui donner des informations GRATUITEMENT !


PPS. Et j’ai refait mes comptes, ce n’est pas quatre, mais cinq albums, qui sont manquants !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:01 (2018)    Sujet du message: Valérian et Laureline

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