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Je ne veux pas être comme mes parents

 
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ailleurs
Conjonction volubile

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Inscrit le: 17 Oct 2014
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MessagePosté le: Lun 6 Juin - 09:17 (2016)    Sujet du message: Je ne veux pas être comme mes parents Répondre en citant

Je ne veux pas être comme mes parents


Jean avait des parents atypiques. Il en avait marre de leur différence. Alors, à 18 ans, après avoir eu son bac il décida de faire ses études à l’autre bout du monde. Il traversa l’atlantique, s’installa sur la côte ouest des états unis.
Son père, médecin, passait son temps libre à recueillir les plus miséreux du monde. Souvent, après l’école, Jean rencontrait une nouvelle personne chez lui. Des déprimés, des désœuvrés étaient accueillis et suivis par ses parents jusqu’à leur réinsertion dans la société. Son père et sa mère s’entendaient tellement admirablement qu’on aurait dit qu’un couvercle s’était roulé et avait trouvé sa casserole.
Jean aussi les aidait avec joie, jusqu’au début du collège.
Ensuite il commença à avoir honte d’eux. Scolairement, il n’avait pas décroché. C’était l’unique façon, pour lui de devenir indépendant. Il ne voulait pas être comme ses parents, encore moins comme les personnes dont ils s’occupaient.
Jean finit de brillantes études médicales. Il faisait tout le temps la fête, mais jamais avec des malheureux. Cependant, il n’oubliait pas ses parents. Il les appelait souvent, de peur qu’ils se plantent chez lui, un jour à l’improviste. Il réussit à les rassurer un moment de cette façon. Mais les parents n’étaient pas tranquilles, ils décidèrent de rendre visite à leur fils.
Jean se remémora ses parents, leurs comportements envers lui, et il eut chaud au cœur, en ne constatant que du sourire et de la bienveillance, même lorsqu’il était très ingrat. Pour la première fois il s’avoua que ses géniteurs n’étaient pas aussi mauvais que l’image qu’il s’était construit d’eux. Tandis que lui, il était tout le contraire de l’enfant dont ils avaient rêvé.
Alors, il décida de faire quelques efforts pour leur séjour.
Vivre une semaine sans égotisme, en aidant les nécessiteux permettrait à ses vieux de repartir l’esprit tranquille et surtout, de ne plus revenir. Il demanda conseil à un ami qui l’emmena chez une personne qui préparait des potions à base de plantes. Le vendeur lui donna une boite de gélules et lui demanda d’en prendre un par jour. Cela l’aiderait à être plus altruiste. Après avoir avalé la première dose, il réfléchit, réfléchit encore et se rappela d’un clochard qui devait se faire opérer. En attendant l’hospitalisation, il l’accueillit chez lui. Ensuite il alla faire du jogging. Il était plus attentif à son environnement. En passant en dessous d’un arbre, dans un endroit isolé, il se rappela du miaulement d’un chat qui avait perturbé la sérénité de la nature et l’avait agacé, 5 jours auparavant. Il se demanda s’il était en difficulté. Il fit un effort, leva la tête et jeta un coup d’œil attentif vers l’arbre. A sa grande surprise il vit un chat encore vivant coincé entre deux branches. L’animal n’avait même plus la force d’appeler au secours. Il l’emmena à la maison et le soignât.
Les parents furent surpris par leur fils, mais avouèrent qu’ils savaient qu’un jour ou l’autre leur enfant deviendrait comme eux.
Dès leur retour Jean ignora les autres et reprit sa routine.
Tout d’abord il fut soulagé de reprendre sa vie, ensuite il commença à s’ennuyer. Il se rendit compte que faire du bien aux autres le rendait heureux. Cela n’aurait pas été possible sans l’homme qui lui avait passé ce produit magique, pensa –il.
Il alla le remercier et lui en demanda encore, pour une autre expérience altruiste.
L’herboriste lui répond : « Ah tu parles de ces pilules ? Il en ouvrit une devant lui. Elle était vide. »
_________________
"...la vérité et la justice sont souveraines, car elles seules assurent la grandeur des nations...tout peuple qui ne baserait pas sur elles son unique raison d'être, serait aujourd'hui un peuple condamné." Emile Zola
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MessagePosté le: Lun 6 Juin - 09:17 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Thaïs
Conjonction volubile

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Inscrit le: 29 Avr 2013
Messages: 1 947
Localisation: Strasbourg
Féminin Sagittaire (22nov-21déc)

MessagePosté le: Lun 6 Juin - 11:40 (2016)    Sujet du message: Je ne veux pas être comme mes parents Répondre en citant

Jolie fable à l'idéalisme un peu naïf, qui conviendrait bien à un public enfantin (c'est un compliment Okay )

Pour l'aspect technique, je pense qu'il s'agit plus d'une semaine sans égoïsme que sans "égotisme", rien n'indiquant dans le texte que Jean se voue un culte particulier.

Vers la fin, ta gélule est devenue pilule, sans doute pour éviter la répétition, mais on ne peut pas plus ouvrir une pilule (amalgame de poudres et liants au final assez dur pour rebondir telle une bille), que l'on ne peut la trouver vide. (pour les mêmes raisons)


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"C'est mettre nos opinions à bien haut prix que d'en faire cuire un homme tout vif" Montaigne
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Alain Kotsov
Conjonction volubile

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Inscrit le: 25 Jan 2016
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MessagePosté le: Lun 6 Juin - 12:13 (2016)    Sujet du message: Je ne veux pas être comme mes parents Répondre en citant

Commençons par les petits défauts qui, je pense, n’ont pas permis à ce texte d’obtenir des points : Atlantique, Etats-Unis, comme noms propres, méritent une majuscule, faute minime. « Il l’emmena à la maison et le soignât. » : le soigna, c’est l’indicatif pas l’imparfait du subjonctif, et le correcteur ne l’a pas vu. « pensa –il. » : manque le T, faute de frappe. « L’herboriste lui répond » : pourquoi le présent ? Alors que ce qui précède est au passé. « l’image qu’il s’était construit d’eux. » : ce n’est pas « construite » ? « d’en prendre un par jour » : « une par jour », gélule est féminin. Le titre, façon Audiard, est un peu long et rend l’histoire trop prévisible.

Petits défauts, j’ai dit, mais ils font baisser la note technique. Et face à des textes qui en sont exempts, il faut fichtrement se rattraper à l’artistique (métaphore patinage). Il y a quelques bizarreries, dont certaines sont charmantes (« on aurait dit qu’un couvercle s’était roulé et avait trouvé sa casserole. » - je n’ai pas bien compris, ça doit être la traduction d’un proverbe étranger, l’équivalent du rendu célèbre par Zézette du Père Noël : « chaque pot a son couvercle »), d’autres déroutantes : « un chat encore vivant ».

Parlons du fond : il m’a fallu deux essais dans les commentaires et devinettes pour attribuer ce texte à Ailleurs. Pourtant la correspondante était évidente : c’est le style des fables moralistes auxquelles cette autrice nous a habitués. L’intention est claire, et la moralité coule de source : la bonté est le bon chemin. L’idée de la pilule vide, peut-être inspirée de Matrix, est excellente. On est dans la nouvelle à chute ; une phrase lapidaire, trois mots, « Elle était vide », conclut brutalement un récit assez délayé.

J’ai été un peu gêné par le flou qui baigne les intentions et les caractères des personnages, pas suffisamment marqués à mon goût. Jean n’est pas vraiment en rupture avec ses parents ; il est gentil au fond, pourquoi aurait-il honte d’eux ? Ça manque d’explication. Facile à dire ! Oui, réponds-je. Décrire une telle situation est une gageure. Je salue l’exercice et le travail, et déplore qu’ils ne soient pas mieux récompensés, je crois en avoir expliqué les raisons. Et j’attends d’autres critiques, que j’espère constructives, si tant est que les miennes le sont.
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Armorique
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MessagePosté le: Lun 6 Juin - 16:07 (2016)    Sujet du message: Je ne veux pas être comme mes parents Répondre en citant

Sympathique histoire d'un garçon pas si égoïste que ça. J'ai trouvé, malgré tout, le récit un peu confus, je n'ai pas bien saisi à quel moment ses parents étaient là et du coup la notion de la semaine "sans égoïsme" n'est pas , à mon goût, suffisamment mise en valeur. La fin n'est pas claire, car, comme le dit Thaïs on ne peut ouvrir une pilule et du coup j'ai pensé que c'était la boîte qui était vide. Donc, j'ai imaginé qu'il aurait fallu ajouter qu'il n'avait plus besoin de pilule et qu'il avait compris la leçon... Mais, en remplaçant "pilule" par gélule" c'est plus simple
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danielle
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MessagePosté le: Lun 6 Juin - 18:04 (2016)    Sujet du message: Je ne veux pas être comme mes parents Répondre en citant

On se rappelle quelque chose et pas DE quelque chose ! C'est vrai que les imperfections techniques font baisser la note de ce joli conte au côté un peu moralisateur qui, bien mis en forme, serait parfait pour un jeune public.
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MessagePosté le: Jeu 9 Juin - 09:52 (2016)    Sujet du message: Je ne veux pas être comme mes parents Répondre en citant

Thaïs,Alain k,Armorique et Danielle je vous remercie pour ces critiques constructives. Malgré toutes mes précautions, cette histoire a fait au départ plus de 500 caractères et le personnage Jean était Jeanne (en transformant Jeanne en Jean j'avais même un moment oublié de remplacer elle par lui). Il y avait aussi une phrase sur la raison de rupture de Jean avec ses parents. Le fait déjà que la fille devient un garçon donne tout un autre sentiment du texte. Peut être parce qu'on attend plus de bienveillance d'une fille.
Le texte a été écrit trop vite, dans une situation où la plus part des personnes ne l'auraient pas débuté. Alors on se pose la question:
Ecrire malgré tout avec de l'imperfection ou attendre, d'avoir plus de temps incertain avec un esprit plus tranquille (sans savoir pour quand) pour écrire plus parfaitement?
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:04 (2018)    Sujet du message: Je ne veux pas être comme mes parents

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