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L'autre Vincent

 
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Madelicea
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Inscrit le: 11 Oct 2015
Messages: 121
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Féminin Gémeaux (21mai-20juin) 鷄 Coq

MessagePosté le: Mer 18 Nov - 19:56 (2015)    Sujet du message: L'autre Vincent Répondre en citant

L’autre Vincent

Quand Vincent se regardait dans la glace, il ne distinguait plus celui qu’il était de celui qui le hantait. Le visage émacié, les yeux injectés de sang au-dessus d’une barbe fauve, il ressemblait physiquement de plus en plus au peintre célèbre. Tandis que sa peinture, elle, le fuyait chaque heure davantage.
Quand il était plus jeune, il ne rêvait que de dessiner et peindre. Il avait des tableaux plein la tête. Les techniques ne l’intéressaient que si elles lui permettaient de sublimer ses sentiments avec ses pinceaux. Sa famille aisée lui avait permis de faire les beaux-arts. Quand avait-il perdu sa créativité ?
Vincent fixa la glace durement. Il savait quand.
Deux ans auparavant, pendant un vernissage dans une galerie d’arts, un ami lui avait présenté Elisabeth. Sublime Elisabeth. Ses lèvres pulpeuses et sanguines l’avaient attiré irrésistiblement. Ce n’était pas tant leur teinte que leur vie. Ces lèvres-là semblaient si expressives que Vincent avait cru y déceler des sentiments au fur et à mesure que la nuit passait.
Elle lui avait paru être une fée. Il avait cédé à ses caprices, s’était enchaîné à ses désirs et, peu à peu, avait perdu le sens de l’entendement. Il peignit durant cette demi-année des tableaux fantastiques, ahurissants de vie, dans lesquels le vermeil de ses lèvres était éternellement présent.
Jusqu’à ce dimanche maudit.
Tandis que Vincent se lassait graduellement des jeux pervers de sa maîtresse, Elisabeth, elle, maintenait une emprise sur ses sens et n’admettait aucune rivalité. Elle avait remarqué les regards qu’échangeaient Vincent et une serveuse du café d’en face. Vincent avait l’air d’apprécier cette timide jeune femme. Furieuse, Elisabeth décida de se venger.
Elle usa de ses charmes et de machiavélisme afin d’amener la jeune fille aux plaisirs saphiques. Puis, elle laissa Vincent les surprendre un dimanche matin. La vue de ces deux beautés entremêlées dans des draps satinés, les lèvres vermeilles qu’il avait tant admirées caressant la peau blanche de celle qui lui tendait habituellement un regard franc et attentif, fut pareil à un tsunami dans sa tête.
La rage enfla en lui. Il se déchaîna sur les meubles, cassant, brisant, hurlant. Puis, l’agressivité qui l’habitait le fit se jeter brutalement sur les jeunes femmes. Elisabeth ne le craignait pas, sa sexualité passait aussi par le sadisme, et Vincent le savait. Mais ce n’était pas le cas de la jeune serveuse. Vincent la jeta à terre, la frappa cruellement puis la pénétra avec fureur.
Ce n’est que quand il lâcha la jeune femme qu’il redevint lucide. Si les hurlements et les pleurs ne l’avaient pas atteint auparavant, il discernait à présent une scène cataclysmique.
— Qu’est-ce que j’ai fait ? Mais qu’est-ce que j’ai fait ? murmurait-il.
Elisabeth le regardait presque avec tendresse. Tu es mien, entièrement mien, maintenant, semblait-elle penser. Elle ne jetait même pas un regard à la jeune serveuse, tremblante par terre.
Des estafilades striaient le visage et les mains de Vincent. Il apprécia d’un air absent une larme de sang qui atteignit ses lèvres. Salé, un peu métallique.
Vincent quitta l’appartement de sa maîtresse d’un pas hésitant. Il erra plusieurs semaines dans la Capitale. Sa barbe grandit et lui permit de cacher les traces de griffures de la jeune serveuse.
Quand Vincent se regarde dans la glace, il est hanté. Hanté par sa ressemblance physique avec l’autre Vincent et hanté par la terreur qui lui inspire le tube de peinture vermeil.
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MessagePosté le: Mer 18 Nov - 19:56 (2015)    Sujet du message: Publicité

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bay
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Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 2 572
Localisation: romorantin-lanthenay
Masculin

MessagePosté le: Mer 18 Nov - 20:58 (2015)    Sujet du message: L'autre Vincent Répondre en citant

Pas mal, resté au pied de mon podium à cause de quelques imperfections : « la terreur qui lui inspire » – à quoi ça tient, mais aussi dans la narration, « Elisabeth ne le craignait pas, sa sexualité passait aussi par le sadisme » vient trop tard. C’est comme une explication, en passant, alors que ce penchant devrait être, AMHA, explicité plus tôt. Le lien entre les lèvres, de Vincent bis, de sa maîtresse, le tube de peinture (ou de rouge à lèvres), est trop ténu ; il devrait être le fil central du récit ; et c’est un peu hors-sujet. Pas mal, mais manque de cohésion. AMHA.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:41 (2019)    Sujet du message: L'autre Vincent

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