forum du cercle maux d'auteurs Index du Forum

forum du cercle maux d'auteurs
Ouvert à tous les passionnés de lecture et d'écriture!

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Federico est parti (hommage à Jorge Semprun)

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    forum du cercle maux d'auteurs Index du Forum -> COIN ECRITURE -> Le coin des poètes
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Dante Zieux
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Lun 2 Fév - 22:19 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Bonjour, en signe de bonne volonté et de respect, voici mon poème primé il y a quelques temps. En espérant que ces alexandrins néoclassiques ne vous soient pas trop indigestes. Je crois que j'étais tombé sur un jury que la rime pauvre n'effrayait pas Very Happy

Federico est parti (hommage à Jorge Semprun)


Si moi aussi, parfois, j’entrevois la Moselle,
Entre les bras trop doux de belles demoiselles,
Si je bois le chablis des vignes de Semur,
C’est grâce à toi, l'ami, et à ton écriture.
Je m'inspire de ta force, j'admire ton courage,
Tes gestes héroïques à l’heure du Grand Voyage.

Tu récitas Baudelaire pour un frère mourant,
Instant d’humanité dans un monde dément,
Sur la plaine de Thuringe, balayée par les vents,
Souffrances éternelles en de si brefs moments.
Au pied de l’Ettersberg, colline des fossoyeurs,
Le Mal Absolu rit pendant que Goethe pleure.

Tu avais vu Charon à de nombreuses reprises
Et t’étais éloigné fermement de ses rives ;
Il n’était pas fini, ton éternel ouvrage,
De la mort, de la vie, bouleversant témoignage
Aux âmes tourmentées qui partirent en fumée
Et dont la tombe se voit dans le creux des nuages .


Dis bonjour à Jaime et à Carlos pour moi,
Puis donne un doux baiser à ta mère, Susana,
Qui pensait t’accueillir depuis longtemps déjà,
Qu’elle te serre fortement, tendrement, dans ses bras,
Pendant que nous gardons, fixés dans nos mémoires,
Le souvenir de ta Voix, la force de tes espoirs.

J’ai retenu une larme et je me suis assis
Près d’un arbre noueux, pas très loin de Paris,
De Madrid, de Weimar, de Prague, de Silésie,
Du Tessin et d’ailleurs. Les témoins sont partis…
Au loin paradent des hommes dans des chemises brunes,
Je referme ton livre et frissonne sous la lune.
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 2 Fév - 22:19 (2015)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Marixel
Conjonction volubile

Hors ligne

Inscrit le: 20 Jan 2011
Messages: 5 296
Localisation: ...
Féminin

MessagePosté le: Mar 3 Fév - 10:15 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Bonjour

Ce poème très puissant constitue un bel hommage à deux hommes remarquables et je comprends qu'il se soit distingué lors d'un concours.

Je me permets de te donner mon humble avis car tu pourrais le faire participer à d'autres concours dont le règlement permet d'envoyer des textes déjà primés. J'ai lu dans ta présentation que tu préparais un recueil de poèmes, peut-être ce texte y figurera-t-il.

La critique qu va suivre se veut avant tout constructive. J'espère donc ne pas te froisser.

Les rimes - pauvres, suffisantes ou riches - ne m'ont pas gênée, j'aurais autant apprécié un poème écrit en vers libres.

Par contre, de nombreux alexandrins comportent plus de 12 syllabes, en effet (en poésie classique ou néo classique) le E doit se prononcer lorsqu'il est placé devant une consonne.

Au 5ème vers, quand toi tu comptes 12 syllabes : Je/m'ins/pire/de/ta/force/ j'ad/mi/re/ ton/ cou/rage

moi j'en compte 14 : Je/m'ins/pi/re/de/ta/for/ce/j'ad/mi/re/ton/cou/rage


Je ne décompose plus les vers suivants :

Tes gestes héroïques à l’heure du Grand Voyage : 14

Tu récitas Baudelaire pour un frère mourant : 14

Sur la plaine de Thuringe, balayée par les vents : 14

Au pied de l’Ettersberg, colline des fossoyeurs : 13

Tu avais vu Charon à de nombreuses reprises : 13

Aux âmes tourmentées qui partirent en fumée : 13

Et dont la tombe se voit dans le creux des nuages : 13 [Suggestion : tu peux supprimer la conjonction "Et" en début de vers]

Puis donne un doux baiser à ta mère, Susana : 13

Qu’elle te serre fortement, tendrement, dans ses bras : 14 [Suggestion : Qu'elle te serre fort, tendrement dans ses bras.]

Le souvenir de ta Voix, la force de tes espoirs : 14

J’ai retenu une larme et je me suis assis : 13 [ Suggestion : J'ai retenu mes pleurs et je me suis assis]

De Madrid, de Weimar, de Prague, de Silésie : 13

Au loin paradent des hommes dans des chemises brunes : 14

Je referme ton livre et frissonne sous la lune : 13 [Suggestion : Je referme ton livre et tremble sous la lune]

Si pour certains vers, la modification parait aisée (je me suis permis de te proposer quelques suggestions), pour d'autres, elle l'est moins. Mais n'est-ce pas le travail de tout auteur (poète, romancier, nouvelliste) de corriger encore et encore ses textes pour les améliorer ?

Bonne continuation
Revenir en haut
Dante Zieux
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 3 Fév - 12:50 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Hello,

On peut y aller sans peur ; je suis difficilement froissable, surtout lorsque les commentaires sont constructifs.

"le E doit se prononcer lorsqu'il est placé devant une consonne."
Voilà une règle que j'ignorais. Enfin, ma question est surtout : cette règle est-elle immuable dans la poésie néoclassique, que je pensais justement plus souple que la classique ? Si je ne souhaitais pas modifier ce texte, devrais-je alors le présenter dans la catégorie "poésie libre", ou même pas ?

J'apprends déjà quelque chose à mon premier message, je vous en remercie.

Okay
Revenir en haut
Marixel
Conjonction volubile

Hors ligne

Inscrit le: 20 Jan 2011
Messages: 5 296
Localisation: ...
Féminin

MessagePosté le: Mar 3 Fév - 13:07 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Je ne vais donner qu'un avis personnel.

J'ai participé à bon nombre de concours de Poésie et j'ai remarqué que les attentes et les exigences étaient bien différentes d'un jury à l'autre.

En poésie néo classique, effectivement, les règles sont assouplies par rapport à celles de la poésie classique et je pense qu'un ou deux vers de 13 syllabes ( si la musicalité ou le rythme n'en souffrent pas, bien sûr) peuvent être tolérés. Cependant, mieux vaut rechercher la régularité, surtout lors de la composition d' alexandrins, vers classiques par excellence.

Pour répondre à la question "Si je ne souhaitais pas modifier ce texte, devrais-je alors le présenter dans la catégorie "poésie libre", ou même pas ?" dès l'instant que les vers sont rimés, ils s'inscrivent dans la poésie classique ou néoclassique. Par contre, il faut lire attentivement les règlements de concours, certains organisateurs signalent le degré d'exigence du jury, même en poésie néoclassique.
Revenir en haut
bay
Conjonction volubile

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 2 572
Localisation: romorantin-lanthenay
Masculin

MessagePosté le: Mar 3 Fév - 14:32 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

J’approuve sans réserve ce que dit Marixel,
Et je me permets d’ajouter mon grain de sel.

Ces deux brillants alexandrins, oui, ceux qui sont là, juste au-dessus, sont un exemple de plus des problèmes que pose la métrique dans la poésie rimée.

Il est pour moi évident, Dante, que dans ton esprit, tous ces vers possèdent 12 pieds ; d’ailleurs, tu emploies le mot « alexandrins ». Il ne te viendrait pas l’idée, si tu les déclamais, de les découper en 13 ou en 14. Le cœur du sujet, ce sont les E muets, qui ne le sont pas toujours.

Exemple : « Qu’elle te serre fortement, tendrement, dans ses bras ». Dans la première moitié il y a deux E, «ellE te serrE… » qui, en poésie classique, doivent être prononcés. Cependant, si on récite ainsi : « Qu’ell’ te serr’ fortement… », ça passe très bien. Ça ressemble au langage parlé (au nord de Montélimar !) où on avale les œufs, pardon, les E. A mon avis, il faut seulement les remplacer par des apostrophes, s’assurer que le concours admet le néoclassique, et avoir la chance que cette « entorse » soit admise par le jury ; les règles du néoclassique n’ont jamais été précisément définies ! Tu pourrais arguer, pour ta défense, que cette incartade est parfaitement admise dans la chanson ; Brassens, Ferré, Béart, et plein d’autres qui ne sont pas des brèles, la commettent sans vergogne. Dans ce cas, elle doit être visible dans la version écrite : « Au lieu de profiter d’la chance… » (in le gorille).

Dans ton poème, qui gagnerait à être mis en musique pour lever la difficulté, certains vers coulent tout seuls, comme un rosé bien « frés », mais d’autres me font tiquer :

« Tes gestes héroïqu’ à l’heur’ du Grand Voyage » : là, pas de lézard, héroïqu’à l’heure passe très bien, surtout parce que l’élision est juste à l’hémistiche, comme si l’alexandrin était en fait composé de deux vers distincts ; si « héroiques » se trouvait à la fin du vers, on n’y prononcerait pas le « ES »

Par contre :
« Tu récitas Baudelaire pour un frère mourant » : on ne peut s’en sortir qu’ainsi : « Tu récitas Baud’lair’ pour un frère mourant ». Si le dernier E de Baudelaire ne pose pas de problème, voir plus haut, l’autre en revanche me heurte l’oreille.

« Au loin paradent des hommes dans des chemises brunes » : dans celui-là, l’élision (parad’ des) provoque un effet dysharmonique, un carambolage de consonnes.

Nous avons tous la métrique dans la peau. Il importe, plutôt que de compter les syllabes, de se laisser aller. C’est comme le vélo ou le ski, ça doit venir naturellement.

Je suppose qu’il ne serait pas trop difficile de réécrire ton texte en le rendant un peu plus classique ; par exemple en n’autorisant l’élision des E qu’à l’hémistiche, ce qui se pratique souvent dans le genre néo, sans faire bondir les non-intégristes.

Petite remarque : Chablis, ce n’est pas tout près de Semur.
_________________
Livre en téléchargement GRATUIT
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Marixel
Conjonction volubile

Hors ligne

Inscrit le: 20 Jan 2011
Messages: 5 296
Localisation: ...
Féminin

MessagePosté le: Mar 3 Fév - 17:14 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

bay a écrit:
J’approuve sans réserve ce que dit Marixel,
Et je me permets d’ajouter mon grain de sel.


Ton brillant grain de sel enrichit ma vision.
Je n'osais jusqu'ici user des apostrophes,
Je crois que désormais pour composer mes strophes,
J'aurai moins de scrupules à créer l'élision.

PS : sans réserv' plutôt, non ?
Et peut-être même scrupul' ?


Dernière édition par Marixel le Mar 3 Fév - 18:31 (2015); édité 1 fois
Revenir en haut
bay
Conjonction volubile

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 2 572
Localisation: romorantin-lanthenay
Masculin

MessagePosté le: Mar 3 Fév - 18:05 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

J’applaudis, MarXL, tes avis détaillés
Et surtout la façon, dont tu nous les exprimes :
Force dans le propos, richesse dans les rimes.
C’est en prose à présent que je vais pinailler :

C’est à dessein que je n’ai pas écrit « réserv’ », l’explication suivait. Mais je ne suis pas satisfait, et c’est voulu, de ce « réserv’ ce que dit » ; il y a un carambolage de consonnes qui est du plus mauvais effet, RVS. Et dans le vers suivant, « et je me permets d’A – jouter mon grain de sel », la césure se trouve à l’intérieur d’un mot, et l’harmonie alexandrine en est affectée.

J’aurais, conditionnel, gagnerait à perdre son S, pour basculer au futur de l’indicatif, en rapport avec « désormais ». Pour les scrupules, il ne faut pas trop en avoir, la discussion portant sur les libertés qu’on est en droit de s’accorder. J’avoue ignorer ce qui est acceptable en classique, non néo ; si le mot qui les suit commence par une voyelle, exemple, un adjectif, « les scrupules absent », je suis presque certain qu’on doit prononcer : « les scrupuleuzabsents », 6 pieds. Mais dans le vers qui clôt ta strophe, et je ne sais pas ce que Racine en penserait, je n’ai aucune réticence à scander : « J'aurais moins de scrupul’ à créer l'élision. » Justement parce que l’élision est pile au milieu, après le sixième pied.
_________________
Livre en téléchargement GRATUIT
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Marixel
Conjonction volubile

Hors ligne

Inscrit le: 20 Jan 2011
Messages: 5 296
Localisation: ...
Féminin

MessagePosté le: Mar 3 Fév - 18:28 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Je te retourne le compliment : ton quatrain est fort bien tourné.

J'avais bien compris que tu avais volontairement disloqué ton second alexandrin, ce "grand niais" comme disait Victor Hugo qui n'en pouvait plus des règles de la poésie classique imposées dans la première moitié du 19e siècle.

Effectivement, l'emploi du conditionnel est incorrect, c'est le futur qui s'impose. Merci de me le signaler, je n'ai pas assez relu et vais corriger dès ce message validé.

Je suis tout à fait d'accord avec toi concernant le dernier paragraphe.
Revenir en haut
Dante Zieux
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 3 Fév - 23:31 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Effectivement, il s'agit bien de ces "e" muets. Je pensais en fait avoir beaucoup plus de liberté dans le néoclassique en ce qui les concerne.

*glp*

Du coup, je me réclamerai à l'avenir du slam.
Revenir en haut
Dante Zieux
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 3 Fév - 23:34 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

"Pour répondre à la question "Si je ne souhaitais pas modifier ce texte, devrais-je alors le présenter dans la catégorie "poésie libre", ou même pas ?" dès l'instant que les vers sont rimés, ils s'inscrivent dans la poésie classique ou néoclassique. Par contre, il faut lire attentivement les règlements de concours, certains organisateurs signalent le degré d'exigence du jury, même en poésie néoclassique."


Merci pour ce genre de précisions aussi.


Ce qui m'inquiète, après vous avoir lu (et même compris), c'est que tous mes textes contiennent les mêmes divagations métriques.

Et je tremble en contemplant la somme de travail à faire, si je décidais de tout corriger.

Mr. Green


Pour ce qui est du chablis et Semur, c'est littéralement tiré de "Le Grand Voyage" de Semprun.
Revenir en haut
ptit lu
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Juin 2010
Messages: 6 762
Localisation: Grenoble
Féminin

MessagePosté le: Mer 4 Fév - 11:20 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Réécrire de nombreuses fois un chapitre, un poème, une nouvelle pour l'améliorer est courant chez un auteur, y compris chez les plus grands. Cela fait partie intégrante de l'acte de création. Surtout si on cherche à participer à des concours ou à être édité. Wink
Revenir en haut
janis
Conjonction volubile

En ligne

Inscrit le: 05 Juin 2010
Messages: 3 885
Localisation: bretagne
Féminin

MessagePosté le: Sam 7 Fév - 18:14 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Dante Zieux, comme à chaque fois que je rencontre, sur ce forum, des auteurs qui veulent écrire de la poésie classique ou neéoclassique et qui ne maîtrisent pas les règles de la prosodie, je te donne le conseil de te servir du Traité de prosodie de Gilles Sorgel qui est un formidable outil que son auteur a mis au service de tous les apprentis poètes et même des poètes plus avertis. Il suffit de taper le titre de l'ouvrage sur internet, de l'enregistrer et de l'imprimer. L'ouvrage fait plus de 100pages. Tout y est... Bonne lecture.
Revenir en haut
Tyu
Conjonction volubile

Hors ligne

Inscrit le: 07 Juin 2010
Messages: 1 615

MessagePosté le: Mar 10 Fév - 07:43 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

... témoignage aux âmes tourmentées qui partent en fumée et dont la tombe se voit... (suggestion : tu peux supprimer la conjonction "et" en début de vers - Marixel)

Pour ma part, je déconseillerais cette solution qui ferait passer la phrase d'une structure distributive "principale + 2 relatives coordonnées" (1) à une structure exclusive de type "principale + relative + relative dépendant de la 1ère relative" (2)
Quelle différence entre ces deux structures ? "et"... et ça change tout.
des exemples
type 1 : Je croisais des promeneurs qui bavardaient joyeusement et qui marchaient d''un bon pas.
Les 2 relatives peuvent permuter si la logique (celle qui dépend de la chronologie par exemple) le permet :
Je croisais des promeneurs qui marchaient d'un bon pas et qui bavardaient joyeusement.
type 2 :Je croisais des voyageurs qui portaient des valises vétustes qui menaçaient de s'ouvrir à tout instant.
Faisons permuter les relatives :
Je croisais des voyageurs qui menaçaient de s'ouvrir à tout instant (et) qui portaient des valises vétustes.
Une phrase dénuée de sens.
Dans l'exemple du poème, la suppression de "et" conduit à parler de "la tombe de la fumée". On pense aux cadavres exquis...
Revenir en haut
Dante Zieux
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 10 Fév - 13:23 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Janis,

Merci pour ce lien. Je suis tombé, en outre, sur un texte de Pierre Brandao qui se base sur les recommandations de Sorgel et qui mentionne, par exemple, que Hugo lui-même ne se pliait pas à toutes ces règles, en citant une rime de "Dolor" contenant point et poing, inadmissible selon les règles classiques de Sorgel.

Loin de moi l'idée de me comparer au Maître, mais je me pose en fait la question suivante quant aux éditeurs dans le monde de la poésie, vous qui avez été publiée plusieurs fois (si j'ai bien tout suivi) ; si l'on sort du carcan de ces règles, nous rira-t-on au nez ? A-t-on une chance tout de même ?

Quant à la règle des e à prononcer avant les consonnes, merci à tous, je ne connaissais pas cet impératif et je relis mes classiques avec un œil nouveau, un peu plus instruit.

Merci à tous.
Revenir en haut
Dante Zieux
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mar 10 Fév - 14:12 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Bon sang, je m'y perds. Voilà ce que je trouve chez Brandao :



Comme je me réclamais du néo-classicisme, même dans le cadre d'un alexandrin, mes élisions sont-elles correctes ou non ?

Ou Brandao est-il honni de la communauté des aspirants poètes et je devrais l'éviter comme la peste ?

grmbl
Revenir en haut
janis
Conjonction volubile

En ligne

Inscrit le: 05 Juin 2010
Messages: 3 885
Localisation: bretagne
Féminin

MessagePosté le: Mer 11 Fév - 13:12 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Aucune raison d'éviter Brandao qui s'est largement inspiré de Gilles Sorgel. Les règles restent les mêmes quels que soient les traités auxquels on se réfère.
Revenir en haut
unmondesansfautes
Adjectif enthousiaste

Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2015
Messages: 75
Masculin Verseau (20jan-19fev)

MessagePosté le: Ven 20 Fév - 10:41 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Rien que pour cela je suis heureux d'être inscrit sur ce forum. Des réponses qui m'apprennent plein de choses dont je ne soupçonnais même pas l'existence (oui, je ne m'y connais pas beaucoup en matière de poésie). Merci à vous, Dante et Bay, de m'avoir donné l'occasion de me plonger un peu dans ce petit univers !
_________________
unmondesansfautes.blogspot.fr
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Dante Zieux
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Jeu 19 Mar - 20:29 (2015)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun) Répondre en citant

Ah moi, tant que je peux aider, même en étalant mon ignorance, je n'hésite pas une seconde.

Mr. Green
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:38 (2018)    Sujet du message: Federico est parti (hommage à Jorge Semprun)

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    forum du cercle maux d'auteurs Index du Forum -> COIN ECRITURE -> Le coin des poètes Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com